Archives BUISSON

Les archives du conseiller qui a travaillé à l’Elysée auprès du président Sarkosy sont l’objet d’une querelle autour de leur dépôt. Une communauté religieuse d’extrême droite située en Mayenne, serait désignée pour en être destinataire.

Le 28 décembre,la préfecture a décidé. Les archives ne seront pas versées à la communauté religieuse à Cheméré le Roi

Le communiqué de la LDH 53 :

Archives de Monsieur Buisson : une décision préfectorale attendue

Les archives de Monsieur Buisson sont issues, pour l’essentiel, de ses fonctions exercées au sein des plus hautes institutions de la République, notamment à la Présidence de la République. Elles ne peuvent, de ce fait, être assimilées à de simples archives privées. Elles relèvent pleinement du patrimoine archivistique public et doivent être traitées comme telles.

La conservation des archives, qu’elles soient écrites ou numériques, ne relève ni de pratiques improvisées ni de considérations idéologiques. Elle repose sur des compétences techniques, scientifiques et professionnelles exigeantes, développées par les services publics d’archives afin de garantir l’intégrité, la sécurité et la pérennité des documents. Une communauté religieuse, tel celle de Chemeré la Roi, ne dispose ni des moyens, ni des savoir-faire, ni du cadre réglementaire nécessaires pour assurer cette mission dans le respect des normes en vigueur.

Par ailleurs, ces archives étant directement liées au fonctionnement des institutions républicaines, leur accès et leur consultation ne peuvent relever d’un pouvoir discrétionnaire extérieur à l’État, qui plus est politiquement marqué à l’extrême droite. Les règles d’accès aux archives publiques sont strictement encadrées par la loi. Elles constituent l’un des fondements de l’État de droit et visent à garantir un accès équitable aux chercheurs, historiens et citoyens, dans des conditions permettant des analyses pluralistes, rigoureuses et contradictoires.

La question posée est donc éminemment politique et démocratique. Il s’agit de savoir si des archives publiques, porteuses de mémoire et d’histoire, peuvent être soustraites au cadre républicain pour devenir des instruments d’interprétation orientée, voire de manipulation idéologique, au service d’intérêts partisans, ici d’extrême droite.

Nous affirmons que la préservation, la conservation et la communication de ces archives doivent relever exclusivement des services publics compétents. C’est une exigence démocratique, une garantie pour la recherche historique et un impératif pour le respect des principes fondamentaux de la République.

le 27 12 2025


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