informations, articles, prises de position de la LDH 53

  • Pour les droits humains ici et partout dans le monde: une initiative soutenue par la LDH 53

    indépendance et libertés : peut-on célébrer l’une sans garantir les autres ?

    18h00 – 18h20
    •⁠ ⁠Accueil du public
    Musique en fond sonore
    •⁠ ⁠Projection de photos du Tchad (culture, paysages, population, vie quotidienne)
    •⁠ ⁠Exposition de photos des hommes politiques emprisonnés

    18h20 – 18h35
    •⁠ ⁠Ouverture officielle
    •⁠ ⁠Mot de bienvenue
    •⁠ ⁠Présentation des objectifs de la soirée
    •⁠ ⁠Minute d’hommage aux personnes décédées ou emprisonnées pour leurs engagements civiques
    18h35 – 19h00
    Moment musical (KKS) : tour de chant

    19h00 – 19h45
    Conférence-débat : Le Tchad 65 ans après l’indépendance : où en sont les libertés ?

    Intervenant : Kaar Kaas Sonn

    •⁠ ⁠Arrestations et restrictions des libertés politiques.
    •⁠ ⁠Quel rôle jouent les partenaires internationaux, dont la France, dans les relations avec le Tchad ?
    •⁠ ⁠Comment la diaspora peut-elle contribuer au débat public ?

    19h45 – 20h00
    Témoignages : courtes interventions

    20h40 – 20h55
    Appel citoyen

    •⁠ ⁠déclaration finale et appel en faveur du respect des droits fondamentaux au Tchad.

    20h55 – 21h00
    •⁠ ⁠Clôture
    •⁠ ⁠Remerciements
    •⁠ ⁠Photo collective

  • Synthèse des Résolutions LDH 2024 & 2026



    APPEL DE LA LDH


    Aux citoyennes et citoyens : Nous appelons à se mobiliser et à faire entendre une voix forte de résistance et d’opposition, de solidarité et d’espoir, en suivant l’exemple de celles et ceux qui dans le monde résistent face aux régimes fascistes et illibéraux, et remportent des victoires.
    Aux forces progressistes : Nous appelons à dépasser les divergences, à entendre les voix de la société civile, et à permettre à l’espoir de se traduire dans les urnes par la construction d’une alternative écologique, sociale et démocratique.
    Aux libéraux : Nous appelons à prendre la mesure du péril. Ils doivent choisir de défendre le cadre de l’État de droit et la démocratie tout en acceptant des politiques publiques qui reviennent sur les précarités imposées depuis des décennies et améliorent l’accès effectif aux droits.

    L’histoire nous enseigne que les démocraties ne disparaissent pas brutalement, mais se désagrègent lorsqu’elles cessent d’être défendues.

    Aujourd’hui, l’urgence est là. Il s’agit de débattre, mais aussi
    d’agir, de voter, de s’unir et de se mobiliser. Contre la loi du plus fort, nous faisons le choix des droits, de la démocratie et de l’État de droit.

  • rendez vous place du 11 novembre à Laval

    Samedi 21 mars 2026

    Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale

     

    « Jusqu’aux décolonisations, images et discours de glorification furent les alliés puissants de la colonisation qui a servi de socle sur lequel la France a légitimé son œuvre outre-mer pendant qu’elle l’élaborait. Quelles représentations a-t-elle donc produites et quelles traces a-t-elle laissées dans notre inconscient collectif ? Pour y répondre, il faut plonger dans le « bain colonial » et analyser les images et les discours qui ont accompagné cette longue histoire. Ces images, omniprésentes, qui s’immisçaient dans chaque moment de la vie, des images de propagande, des images de séduction (cinéma, publicité, spectacle…), mais aussi des images éducatives et divertissantes, des images faites souvent d’exotisme et parfois de violence, des images de promotion économique ou de recrutement militaire pour soutenir l’action coloniale.

    Elles ont non seulement mis en scène le « destin civilisateur de la France », mais elles ont également diffusé dans toute la société une véritable culture coloniale. Il faut expliquer les mécanismes de fabrication de ces images pour comprendre comment elles ont diffusé, en profondeur, les messages de la propagande capable de séduire un large public, et imprimé dans les esprits des représentations des populations colonisées qui ont participé de la construction du racisme et des discriminations. Cinquante-cinq ans après les décolonisations, cette exposition se présente comme un lieu de mémoire ; elle vise à mieux connaître les images d’hier pour décoder nos représentations d’aujourd’hui et comprendre autrement l’histoire coloniale de la France. »

    In « Images et colonies en France » ; Pascal BLANCHARD

    télécharger l’image Visuel expo 21 mars corrigé 

  • Semaines Ensemble Luttons Contre les Discriminations 2026

    Collectif Unissons Nos Différences

    Editorial

    Le contexte géopolitique actuel, chaotique et inquiétant ne fait que renforcer l’idée que notre collectif

    Unissons Nos Différences a toute sa place et toute sa légitimiste dans le tissu territorial ; être unis pour lutter contre toutes les discriminations n’est pas seulement un combat, c’est un passeport pour le bien-être et la pérennité des générations futures et de l’humanité ; aller vers l’autre, c’est renoncer a l’indifférence et promouvoir le bien vivre ensemble.

    Le président de l’AMAV

    Didier Beaudet

    ——————————————————————————————————————–

    6 mars : partenariat Ligue de l’enseignement, l’Avant-Scène – Citoyen du Monde →

    autour du film “Tilo Koto“, a l’Avant-Scène à Laval (présence de la réalisatrice et

    d’un acteur) ;

    8 mars : partenariat MPF Les Possibles → Course solidaire : ≪ Ensemble contre

    les violences conjugales ≫, au Bois de l’Huisserie ;

    12 mars : ENOSIA → soirée “repas pizza” + ciné-débat autour du film “Et vous,

    vous ne dites rien ?“, résidence Nicole Peu a Laval ;

    21 mars : “journée internationale pour l’élimination de la discrimination

    raciale”

    le Conseil des jeunes de la ville de Laval prévoit d’organiser des animations-jeux sur la place du 11 novembre.

    Des stand sur la place avec la LDH, ATD , Hébergeurs solidaires,

    21 mars : partenariat Accueil et Espoir – Theatre du Tiroir → autour du film “Le

    Grand Débat” ;

    24 mars : partenariat La Vigie – Le Vox → Ciné-débat autour de la santé mentale ;

    28 mars : partenariat LDH – Avant-Scène 16 h

    Ciné-débat autour du film ≪Armageddon Time ≫ ; sur le racisme

    Vacances d’avril : partenariat AMAV – Autre Radio → Micro-trottoir avec et par les

    Voyageurs ;

    Juin : partenariat AMAV – Les Possibles → Exposition sur les gens du voyage

    aux Possibles.

  • Vidéosurveillé : le voulons nous ?

    Des caméras aux entrées des collèges

    Le Conseil départemental veut installer des caméras autour de tous les collèges, et en particulier pour surveiller les entrées et les sorties des élèves, des enseignants et du personnel. La motivation affichée serait qu’il faudrait lutter contre les violences, les trafics et le racket à l’entrée des collèges, dixit M. le président du Conseil départemental.

    Mais qu’en est-il ? Aucun chiffre, aucune étude ne vient justifier ces affirmations qui nécessiteraient de surveiller les entrées des collèges avec des caméras. Les personnels, les agents et les parents d’élèves, quand ils sont consultés, affirment que l’entrée des collèges n’est pas un lieu d’insécurité. Il n’y a pas de crimes ni de délits devant les collèges. Ce qui fait alors tomber l’argument de l’utilité des caméras pour confondre les auteurs de délits.

    Ce n’est ni un besoin ni une demande des parents d’élèves et des enseignants. La décision est prise d’autorité, sans concertation ni étude préalable. L’impact de la surveillance est pourtant important. Le passage des élèves, des enfants et adolescents de 11 à 15 ans, serait filmé et enregistré. Or les noms de ces enfants sont connus. Ainsi se crée de fait un fichier nominatif des entrées et sorties. Le respect de la législation ne semble pas ici assuré. Enfin, les caméras sont d’une efficacité nulle pour protéger contre des intentions criminelles telles que l’entrée de personnes avec des couteaux dans l’enceinte scolaire.

    Alors pourquoi cette volonté d’imposer des caméras de surveillance dans les collèges ?

    Il y a une volonté politique de coller à un esprit sécuritaire largement entretenu par certains médias. Les chaînes radio et TV du groupe Bolloré en sont un puissant vecteur. L’équipement des collèges est annoncé en même temps qu’un projet de centre départemental de supervision. Ce centre collecterait et centraliserait les images de toutes les caméras des collèges, mais aussi celles des communes qui s’y raccorderaient. L’outil est envisagé pour accélérer la mise en place de la vidéosurveillance dans les petites communes.

    Ce type de centre de supervision demande des moyens importants en personnel, ce qui entraîne des coûts de fonctionnement importants. Beaucoup d’argent public donc, mais pour quelle efficacité et pour quels résultats ? Y aurait-il une réduction des incivilités, une baisse de la délinquance, un arrêt des trafics ? Là où de tels centres de supervision existent, dans des agglomérations telles que Nice ou Nantes, il n’y a pas moins qu’ailleurs de trafics et d’incivilités. Mais la population est surveillée. Car c’est bien de cela qu’il s’agit : surveiller, contrôler.


    Les caméras surveillent

    En fait de sécurité, les caméras surveillent, elles ne sécurisent pas. Cette surveillance qui s’étend doit-elle être acceptée comme un moindre mal, une petite entorse à nos libertés d’aller et venir ? « Après tout, je ne commets pas de crimes ni de délits et je n’ai rien à cacher. » Rien à cacher, vraiment ? Nos déplacements, nos horaires, nos rencontres, nos habitudes, nos enfants, ce qui fait notre vie : tout cela sous surveillance ?

    La surveillance généralisée est l’instrument des régimes totalitaires pour asservir la population. Pas transposable en France, certes, mais qu’en est-il des contrôles et des limites prévus par la loi pour garantir que les caméras ne sont pas excessivement déployées et utilisées à des fins non légales ?

    La loi donne par exemple pouvoir à la commission départementale de vidéo de contrôler les installations. Mais elle n’en a ni les moyens, ni la volonté, ni les compétences techniques, et rien n’est jamais contrôlé. Les autorisations d’installation de caméras relèvent d’une décision préfectorale qui, selon la loi, doit vérifier que les caméras répondent à une nécessité et que leur installation est proportionnée aux risques éventuels. Dans le cas des collèges de la Mayenne, il n’y a ni nécessité ni proportionnalité au risque puisqu’il est inexistant. Pourtant, la préfecture a autorisé les caméras pour les collèges lavallois.

    Dans les petites communes, le maire et des adjoints peuvent accéder aux images enregistrées. Est-ce bien le rôle d’un élu de surveiller les allées et venues de la population ? À l’échelle d’un petit village, il n’est pas difficile d’imaginer les conséquences désastreuses d’une telle surveillance sur le bien-vivre ensemble.

    Ainsi, de glissement en glissement, d’abandon en abandon des règles, le sécuritaire prend le dessus et justifie tout. Jusqu’où ?

    À Laval, la place du 11-Novembre, tout juste rénovée, est équipée de caméras panoramiques dernier cri. Et ces caméras sont reliées directement au commissariat. Qu’en est-il alors du droit de manifester ? Les manifestations sont sous surveillance. Faut-il se dire : « Pas grave, de toute façon on est connus et en plus on est libres de manifester », ou bien s’en inquiéter ? Ne faudrait-il pas exiger que, lors des manifestations revendicatives ou politiques, le visionnage soit suspendu ? Qu’en serait-il si un pouvoir d’extrême droite était aux commandes ?


    Les technologies au service de la surveillance

    Les caméras sont de plus en plus performantes en termes de résolution, de portée et de capacité d’analyse des images. Les caméras d’entrée de ville ou de quartier lisent et enregistrent les plaques d’immatriculation des véhicules. Les images sont stockées sous forme de fichiers numériques et elles sont organisées avec des logiciels de plus en plus performants.

    Ici et là en France, des communes ont été prises la main dans le sac car elles avaient activé la fonction de reconnaissance faciale sur le logiciel communal. Précisons que cette activation résulte d’un simple clic permettant d’activer ou non cette fonction. La reconnaissance faciale est interdite par la loi et les conventions européennes. C’est une limite, une ligne à ne pas franchir. Mais en l’absence de contrôle ?

    La CNIL a un pouvoir de contrôle. Dotée de seulement 200 collaborateurs, elle n’a pas les moyens suffisants pour le faire. D’ailleurs, certains élus demandent sa suppression. Surveiller sans entrave !

    L’imagination et le développement du marché juteux de la surveillance poussent en avant des solutions techniques de plus en plus inquiétantes. Ainsi, la vidéosurveillance algorithmique est désormais autorisée. Il s’agit de détecter des comportements, de suivre une personne dans ses déplacements. C’est un palier de plus vers la reconnaissance faciale, c’est-à-dire l’identification des personnes dans l’espace public.

    Ainsi, installer aujourd’hui des caméras, c’est d’ores et déjà permettre une surveillance des déplacements et des comportements, ainsi que l’enregistrement des numéros de plaques d’immatriculation. Et demain, la reconnaissance faciale, parce que la technique le permet déjà. Voulons-nous cela ? Acceptons-nous ce glissement sécuritaire et liberticide ?


    Des initiatives citoyennes

    Le fait que les collectivités locales, dirigées par des équipes de droite ou de gauche, aient intégré la vidéosurveillance dans leurs choix, avec certes des nuances, n’éteint pas la légitime défiance citoyenne. Les syndicats d’enseignants, unanimes, et les associations de parents d’élèves organisent le refus des caméras dans les collèges. Les instruments sécuritaires du pouvoir sont contestés. Des cartographies des caméras de surveillance sont réalisées sur des sites collaboratifs afin d’amener plus de transparence, d’informer et d’alerter.

    Alors que les citoyens ont intégré les technologies dans leur quotidien — smartphones — et parfois laissé filer les intrusions et les surveillances liées à leur usage, un mouvement de défiance et une prise de recul prennent cependant forme.

    La Commission nationale consultative des droits de l’homme, dans un avis récent sur la vidéosurveillance, rappelle que : « Ce qui se joue en définitive, c’est un choix de société : assurer la primauté de la liberté, des corps et des esprits… ». L’espace public est fondamentalement un lieu de liberté : liberté d’expression, liberté d’aller et venir. Toute personne a droit au respect de sa vie privée, et la liberté d’aller et venir est un droit fondamental qui ne saurait être écorné, minimisé ou remis en cause.


  • Vidéosurveillance des collèges : c’est non !

    La LDH avec les syndicats d’enseignants, CGT, CFDT, FO, FSU, Sud, et l’association de parents d’élèves FCPE, engagent ensemble l’action contre l’installation de caméras dans les collèges. Cette action est ouverte à tous ceux qui veulent nous rejoindre.

    Alors, si vous aussi vous ne voulez pas vivre sous surveillance, vous pouvez agir.

    Demande d’informations:

    Nom

    Caméras à l’entrée des collèges : la jeunesse sous surveillance

    Le Président du conseil départemental de la Mayenne, Olivier RICHEFOU, a annoncé dans la presse locale son intention d’installer des caméras de vidéo surveillance à toutes les entrées des collèges publics, soit 128 au total.

    Une telle décision mérite de s’y attarder tant au niveau du fond que sur la forme.

    En effet, en dépit de son déploiement massif ces dernières années, la vidéosurveillance suscite de nombreuses critiques.

    Comme l’a rappelé le « guide méthodologique de vidéoprotection » du ministère de l’intérieur, les systèmes de vidéosurveillance, « dans le soucis de concrétiser la sûreté en sécurisant la liberté d’aller et venir » risquent – si des précautions ne sont pas prises- « de porter une atteinte excessive au respect de la vie privée ».

    En conséquence, indiquait la Cour Des Comptes « la décision d’autoriser l’implantation d’un tel dispositif doit résulter d’une appréciation de la proportionnalité entre la réduction de l’insécurité et l’augmentation du risque d’atteinte à la vie privée résultant de chaque dispositif. »

    Droit à la vie privée, liberté d’aller et venir, protection des données personnelles….la vidéosurveillance constitue donc bien une atteinte aux libertés publiques, qu’il faut strictement encadrer.

    Devant cet état de fait, la cour européenne des droits de l’homme émet des garde fous, et considère ainsi que tout dispositif de surveillance doit être à la fois nécessaire et strictement proportionné au but poursuivi.

    Concernant le but poursuivi, aux dires même du président RICHEFOU, je cite : « il n’y a pas d’élément déclencheur ou de problème de sécurité… ».

    La nécessité n’est donc pas, dans le cas présent, clairement reconnu par le décideur lui-même.

    De plus, la notion de « strictement proportionné » s’avère ici erronées.

    Autant on peut considérer qu’il peut y avoir des difficultés aux abords d’un collège précis…mais cet état de fait ne peut à lui seul justifier un déploiement de caméras sur l’ensemble du département…la réponse du conseil départemental, pour peu qu’elle soit justifiée, (ce qui reste à prouver) apparaît donc bien disproportionné.

    En effet, sur quelles données quantifiables s’appuie la décision du conseil départemental ? Quelles études démontrent que l’insécurité aux abords des collèges en Mayenne est en augmentation telle, qu’elle exige de « bunkériser » les lieux d’apprentissage et d’accueil de la jeunesse?

    Force set de constater que ces nouvelles techniques sont mises en œuvre avant toute analyse scientifique, sans aucune évaluation à priori de la proportionnalité entre les exigences de sécurité (réelles , supposées ou suscitées) et la protection des données personnelles et de la vie privée ( reconnaissance faciale, interconnexions des fichiers d’images entre différents opérateurs etc…)

    A noter, que nationalement, les études scientifiques récentes concluent unanimement à l’inefficacité généralisée de la vidéosurveillance.Dès 2020, la Cour des Comptes relevait ainsi l’absence de toute corrélation entre la présence de caméras de surveillance et le niveau de la délinquance, ou encore le taux d’élucidation.

    Sur la forme enfin :

    Sur un sujet tel la vidéosurveillance qui impacte le quotidien de chacun, il est étonnant de constater que le président du conseil départemental n’ait à aucun moment,( à notre connaissance) engager une réflexion avec les premiers concernés que sont les professionnels qui œuvrent dans les collèges via leurs organisations syndicales représentatives, ainsi que les associations de parents d’élèves.

    De plus ,sur un tel sujet de la sécurité des collégiens, la réflexion et la réponse n’appartient-elle pas en premier lieu au conseil d’établissement ?

    En niant les corps intermédiaires – éléments structurels de la démocratie-,

    En voulant imposer sans discernement la vidéosurveillance sur l’ensemble du département,

    En ne tenant pas compte de la proportionnalité dans la mise en place de tels dispositifs,

    Le Président du conseil départemental , Olivier RICHEFOU , joue le tout sécuritaire au détriment du pédagogique et de la prévention des incivilités.

    Ces orientations ont pourtant un coût payer par les contribuable : 450 000 € prévu pour le déploiement des caméras, sans compter les coûts de fonctionnement par la suite (visionnage, analyse des images, entretien du matériel…)

    Faut-il déceler au travers de cette décision une approche purement politicienne en période pré-électorale ? La réponse est sans doute dans la question.

    Aujourd’hui vous allez revenir sur le sujet des caméras

    avec un question : Vidéo protection ou vidéo surveillance ?

    Vidéo protection et vidéosurveillance ? Quelle différence ? Pourquoi ces deux mots ?

    Des candidats aux élection municipales font des promesses de vidéoprotection.

    Alors pourquoi ces deux mots et quelle est leur origine et leur signification ?

    Avant 2012 le seul mot qui était utilisé était le mot vidéo surveillance.

    En 2012, une loi est votée pour augmenter le nombre de caméras dans les rues, dans l’espace public.

    C’est alors que le mot vidéo protection arrive dans le langage et dans la loi.

    En effet pour vendre la mise en place de caméras dans les rues, le mot protection est choisi car il est plus sécurisant, il est plus positif que le mot surveillance, parce que la population est souvent réticente à l’installation de caméras.

    Donc, vidéosurveillance et vidéoprotection c’est bien la même chose, ce sont des caméras qui surveillent, qui enregistrent.

    Vous dites : des caméras qui nous surveillent ?

    A quoi servent ces cameras ? Ces caméras apportent elle de la sécurité ? Est ce qu’elles nous protègent ?
    Elles n’empêchent ni les agressions, ni les vols, ni les violences.
    Elles regardent.
    Elles enregistrent.

    Et pour parler d’un drame récent, elles n’empêchent pas un agresseur de rentrer avec un couteau dans un collège.

    Oui mais, nous dit on, elle peuvent servir pour les enquêtes policières.

    Pour savoir si c’est utile pour résoudre les crimes et délits, il faut se tourner vers des études sérieuses.

    Une étude de la gendarmerie, elle même, nous dit que c’est utile dans 1,5 % des cas, 1,5 %.

    Donc ce n’est pas efficace .

    Pas efficacité pour la sécurité mais bel et bien une surveillance , suivi des déplacements.
    Contrôle des allées et venues.

    La gendarmerie recommande d’en installer aux entrées et sorties des villes.
    Pour savoir qui entre. Qui sort. Quand. Par où.

    Les caméras enregistrent les numéros de plaque d’immatriculation des véhicules.

    Et nos libertés dans tous ça, qu’en est il ?

    Les caméras, ce n’est pas de la sécurité.
    Et c’est inquiétant pour nos libertés.

    On nous répond souvent :
    « Si vous n’avez rien à cacher, vous n’avez rien à craindre ».

    Mais qui peut dire qu’il n’a rien à cacher ?
    Nos déplacements. Nos rencontres. Nos habitudes. Nos trajets. Nos horaires. Notre vie.

    La liberté d’aller et venir est un droit fondamental.
    Un droit essentiel.
    Un droit qui ne se surveille pas.

    Une société où chacun est observé en permanence
    n’est pas une société plus sûre.
    C’est une société plus obéissante.

    Et ce n’est pas un hasard.
    Les caméras sont un outil central des régimes autoritaires. Chine. Iran. Russie.

    Surveiller pour contrôler.

    Quel est le coût de ces installations ?

    Les caméras, ça coûte cher.

    La cours de comptes estime le coût d’une caméra à 10 000 €. L’exploitation et l’entretien coûte cher.

    Alors que les budgets de santé, d’éducation, de sécurité sociale, pour le logement, sont insuffisant pour répondre aux besoins de la population, des sommes considérables sont dépensées pour installer des caméras qui nous surveillent. Est bien raisonnable ?

    Est ce bien raisonnable, est ce bien sérieux, alors que des institutions comme la Cours des comptes, la Commission Nationales Consultative des Droits de l’homme, des études universitaires, argumentent sérieusement sur l’inefficacité des caméras dans les rues et leur dangers pour nos liberté publiques.

    Le raisonnable, on le voit bien, n’est pas dans la multiplication des caméras qui nous surveillent.

    Il est dans la réponse aux vrais besoins de la population et pour ne citer que quelques sujets , l’accès aux soins, l’hôpital, le logement, l’éducation, la culture, la vie associative.

  • Archives BUISSON

    Les archives du conseiller qui a travaillé à l’Elysée auprès du président Sarkosy sont l’objet d’une querelle autour de leur dépôt. Une communauté religieuse d’extrême droite située en Mayenne, serait désignée pour en être destinataire.

    Le 28 décembre,la préfecture a décidé. Les archives ne seront pas versées à la communauté religieuse à Cheméré le Roi

    Le communiqué de la LDH 53 :

    Archives de Monsieur Buisson : une décision préfectorale attendue

    Les archives de Monsieur Buisson sont issues, pour l’essentiel, de ses fonctions exercées au sein des plus hautes institutions de la République, notamment à la Présidence de la République. Elles ne peuvent, de ce fait, être assimilées à de simples archives privées. Elles relèvent pleinement du patrimoine archivistique public et doivent être traitées comme telles.

    La conservation des archives, qu’elles soient écrites ou numériques, ne relève ni de pratiques improvisées ni de considérations idéologiques. Elle repose sur des compétences techniques, scientifiques et professionnelles exigeantes, développées par les services publics d’archives afin de garantir l’intégrité, la sécurité et la pérennité des documents. Une communauté religieuse, tel celle de Chemeré la Roi, ne dispose ni des moyens, ni des savoir-faire, ni du cadre réglementaire nécessaires pour assurer cette mission dans le respect des normes en vigueur.

    Par ailleurs, ces archives étant directement liées au fonctionnement des institutions républicaines, leur accès et leur consultation ne peuvent relever d’un pouvoir discrétionnaire extérieur à l’État, qui plus est politiquement marqué à l’extrême droite. Les règles d’accès aux archives publiques sont strictement encadrées par la loi. Elles constituent l’un des fondements de l’État de droit et visent à garantir un accès équitable aux chercheurs, historiens et citoyens, dans des conditions permettant des analyses pluralistes, rigoureuses et contradictoires.

    La question posée est donc éminemment politique et démocratique. Il s’agit de savoir si des archives publiques, porteuses de mémoire et d’histoire, peuvent être soustraites au cadre républicain pour devenir des instruments d’interprétation orientée, voire de manipulation idéologique, au service d’intérêts partisans, ici d’extrême droite.

    Nous affirmons que la préservation, la conservation et la communication de ces archives doivent relever exclusivement des services publics compétents. C’est une exigence démocratique, une garantie pour la recherche historique et un impératif pour le respect des principes fondamentaux de la République.

    le 27 12 2025

  • Né-es ici ou venu-es d’ailleurs : pour une France de liberté, d’égalité et de solidarité

    Restrictions drastiques des conditions d’accueil pour les demandeurs d’asile, refus de régularisation, refus de premier titre de séjour, refus de renouvellement de titre de séjour, remise en cause des APL pour les étudiant-es étranger-es, obligations de quitter le territoire français (OQTF) systématiques et généralisées, placements en rétention, cette politique migratoire, véritable fabrique de sans-papiers, attentatoire aux droits et à la dignité des personnes étrangères doit cesser.

    La loi immigration du 26 janvier 2024 et la circulaire Retailleau du 23 janvier 2025, ont des conséquences humaines catastrophiques pour les personnes étrangères qui souhaitent travailler, étudier, se soigner, se marier, avoir une vie familiale en France. Tout est organisé pour leur rendre la vie impossible, en les soumettant quotidiennement à une violence sociale, administrative et institutionnelle incompatible avec la promesse démocratique de nos sociétés.

    Les régularisations permettant d’obtenir un titre de séjour par le travail ou en raison de la vie privée et familiale, ont été réduites à un niveau tel qu’elles sont en pratique inaccessibles. Des dizaines de milliers de personnes étrangères, confrontées au blocage des préfectures et à la lenteur du renouvellement de leurs titres, se retrouvent dans des situations dramatiques, rupture de contrats de travail, de droits sociaux, perte de logement, sous prétexte de dématérialisation, mais en réalité en raison d’une politique discriminatoire et xénophobe.

    Le nombre d’OQTF a encore augmenté, générant angoisses, stigmatisation, pertes de droits, basculement dans la précarité. La France détient le record du nombre d’OQTF prononcées en Europe, soit 120 000 à 130 000 OQTF en 2024, soit un quart des OQTF délivrées par les 27 états membres de l’Union Européenne. Or, la plupart de ces OQTF sont inexécutables. Celles mises en œuvre brisent des vies, des liens familiaux, renvoient des exilé·es vers des enfers qu’elles et ils ont fuis. Il s’agit, de fait, d’un outil de pression et de répression visant à mettre les personnes exilé·es dans une situation de profonde vulnérabilité administrative, sociale et économique, et de leur signifier qu’elles seraient indésirables en France.

    Cette politique fait le jeu de l’extrême droite, alimente le racisme et la surexploitation des travailleuses et des travailleurs migrant-es, avec ou sans papiers, faisant du traitement inégalitaire et stigmatisant des personnes étrangères la norme. Tout ceci permet aux médias détenus notamment par le groupe Bolloré de déverser chaque jour leur haine et leurs affirmations mensongères suscitant la peur et la division, pour se placer en protecteurs contre des dangers fictifs.

    Ce n’est pas la France que nous souhaitons !

    Nous souhaitons une France de liberté et d’égalité ! Les droits à l’éducation, aux protections sociales, à la santé, au travail, au logement, aux loisirs, à la culture… doivent être les mêmes pour toutes et tous afin de permettre à chacune et chacun de construire librement son quotidien et son avenir.

    Nous souhaitons une France accueillante, inclusive et solidaire ! Les personnes étrangères ne sont ni une menace ni une variable d’ajustement économique et électoraliste mais une richesse pour notre société. La diversité qu’ils et elles incarnent et leur contribution à la vie collective sont des atouts précieux.

    Nous souhaitons que les personnes étrangères vivant en France, qui y ont des attaches familiales ou privées, y travaillent, étudient, puissent avoir accès à un titre de séjour stable et protecteur, pour contribuer, en toute légalité et en toute égalité, à la vie culturelle, sociale et économique de notre pays.

    Les organisations du collectif né-es ici ou venu-es d’ailleurs appellent à une large mobilisation de la société civile, dans toute sa diversité, pour dénoncer cette nouvelle vague d’attaques extrêmement graves envers les personnes étrangères en France et pour défendre un autre projet de société, humaniste, solidaire et égalitaire.

    texte lu par la LDH devant la préfecture de Laval le 18 décembre lors du rassemblement organisé par des assocations et syndicats